En temps normal le temps passe déjà très vite, en vacances il passe encore plus vite … et je ne fais jamais tout ce que j’avais prévu de faire. J’ai fait juste quelques points sur le marquoir de Françoise, heureusement vous avez été plus vaillantes que moi et vous en remercie.

Françoise 7 de Marie Rose

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La grille du marquoir Françoise a été téléchargeable jusqu’au début du mois de Mai 2015.

Elle est désormais en vente à la Boutique pour 6 €

 

Pour prolonger un peu les vacances je lis ou relis quelques livres de ma bibliothèque. Il y a très longtemps j’avais lu quelques romans de Georges Sand. Puis j’ai découvert un site intéressant sur elle et me suis mise à lire “Histoire de ma vie” qui m’a vraiment intéressée et émue. Elle nous confie ses états d’âme, ses goûts, ses combats, ses peines avec simplicité et honnêteté.

J’ai pensé à vous quand j’ai lu ces phrases et veux les partager avec vous.

“… j’ai toujours aimé le travail à l’aiguille, et c’est pour moi une récréation où je me passionne quelquefois jusqu’à la fièvre.”

“J’ai souvent entendu dire à des femmes de talent que les travaux de ménage, et ceux de l’aiguille particulièrement étaient abrutissants, insipides et faisaient partie de l’esclavage auquel on a condamné notre sexe. Je n’ai pas de goût pour la théorie de l’esclavage, mais je nie que ces travaux en soient une conséquence. Il m’a toujours semblé qu’ils avaient pour nous un attrait naturel, invincible, puisque je l’ai ressenti à toutes les époques de ma vie, et qu’ils ont calmé parfois  en moi de grandes agitations d’esprit. Leur influence n’est abrutissante que pour celles qui les dédaignent et qui ne savent pas chercher ce qui se trouve dans tout : le bien-faire.”

Dans le premier tomme elle parle de sa mère :

“Ma grand-mère avait-elle cassé sa boîte à ouvrage, ma mère s’enfermait une journée dans sa chambre, et à dîner elle lui apportait une boîte en cartonnage, coupée, collée, doublée et confectionnée par elle de tous points. Et il se trouvait que c’était un petit chef d’oeuvre de goût.”

Elle parle aussi layette :

” Je n’avais jamais cousu de ma vie. Tout en disant que cela était nécessaire à savoir ma grand-mère ne m’y avait jamais poussée, et je m’y croyais d’un maladresse extrême. Mais quand cela eut pour but d’habiller le petit être que je voyais dans tous mes songes, je m’y jetai avec une sorte de passion.”

A nos travaux d’aiguilles !

 

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