Anvers, sur les traces de Dymphne

Je vous avais promis un dernier propos sur le marquoir de Dymphne.
Je l’ai terminé  il y a quelque temps mais je pensais avant revenir à Anvers où Dymphne a vécu au 17e siècle pour découvrir les traces de son existence.

Par un beau matin de la fin du mois de mai avec mes enfants et petits enfants nous avons parcouru les rues du centre d’Anvers.

Tout d’abord je voulais voir “en vrai” la Maison Mercator Ortélius où Dymphne est née.

Voici la plaque explicative sur la maison.

Et la voilà telle que je me la représentai …

C’est l’arrière grand père de Dymphne qui en 1547 avait été le premier acquéreur de la propriété de la rue du Couvent Saint Michel ( aujourd’hui 15 Kloosterstratt ). Son père s’éteignit dans cette maison le 7 avril 1667 à l’âge de 82 ans, elle y était née le 15 avril 1633.

La maison passa près de deux siècles plus tard, en 1698, à la famille de Witte qui érigea au fond de la première cour l’édifice à façade Louis XIV et qui porte le millésime de 1698

Hélas nous n’avons pas pu voir les deux statues en réfection, après renseignements pris auprès des personnes qui occupent les lieux en ce moment (un décorateur qui expose des meubles et des photos).

J’avais en mémoire la photo trouvée dans un livre familial “Recueil de l’Office généalogique et héraldique de Belgique” article de Francis de Decker.

Les deux statues représentent Bacchus et Vénus elles sont dues à Faid’herbe contemporain de Rubens.

Nous avons pu visiter l’intérieur de cette maison avec émotion et découvert une superbe cheminée.

dont voici le détail :

Le plafond d’une immense salle est du 18e siècle mais cela m’a rappelé les dessins géométriques du marquoir.

Après avoir quitté cette maison qui reste encore pleine de secrets depuis sa fondation par un lointain parent nous sommes allés à l’église Saint André, paroisse de la Famille et donc de notre Dymphne.

Après avoir fait le tour de cette belle église de style baroque je me suis dirigé vers une sorte de sacristie où était exposé statues et tableaux et là je découvrais une belle surprise … Sainte Dymphne dont vous trouverez la biographie ou plutôt la légende ICI

Nous avons encore visité et parcouru Anvers avec ses magnifiques églises, dont Saint Paul où de superbes tableaux montrent Anvers à l’époque de Dymphne.

Et pour terminer voici la Grand Place avec l’Hotel de Ville à gauche où probablement Dymphne a mis ses pas.

Le Salon Creativa à Grenoble

Bien sûr ce n’est pas un salon parisien, ce n’est pas la même taille, le prestige de la capitale n’est pas là, ce n’est pas le métro qui déverse le flot des passionnées du “Do It Yourself” dans les allées du Parc des Expositions Porte de Versailles mais un tram qui roule tout doucement vers Alpexpo et qui amène quelques personnes voir tranquillement une petite centaine de stands de loisirs créatifs. Ce n’est pas une longue file qui s’étend devant moi mais trois personnes pour acheter le billet d’entrée à 5 €, les allées entre les stands paraissent larges, pas de bousculade, on peut discuter avec les vendeurs, leur demander conseil et on peut se restaurer ou prendre un café assis sans avoir tout à coup honte de s’asseoir trop longtemps sur une chaise … Alors  je voulais vous dire que le Salon Creativa à Grenoble c’est pas mal ! Vous avez encore deux jours pour vous y rendre.

Dans le hall d’entrée on peut admirer les travaux textiles de Lucile Calvez : applications de dentelles anciennes sur d’immenses tentures, jusqu’à 4,50 mètres de hauteur. Mais c’est le détail qui est admirable et que je tente de vous montrer.

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Lucile Calvez était présente sur le Salon  explique ses motivations et parle de ses bijoux : pièces uniques à partir de matériaux anciens et naturels.

Ensuite je me suis arrêtée au stand “les jardins de Nana” qui vendent toujours du beau lin ( Sweitgart qualité Edimburgh 14 fils au cm, c’est mon préféré). Nous avons parlé du bon vieux temps où ils avaient un magasin à Tours rue Néricault Detouches. Quelques unes d’entre vous doivent s’en souvenir. Sur ce stand de nombreuses fiches et kits de point de croix dont certaines en solde et un fascicule abécédaire Rouge du Rhin à moitié prix.

Puis l’Atelier des Abécédaires de Lyon avec leur feutrine et des modèles de souris charmantes, Le Chat dans l’Aiguille et leur broderie traditionnelle mais toujours très fraîche et l’atelier de Flora avec les laines Lang et de jolis châles au crochet. Un magasin de tissus  très anglais DottyRose où je n’ai pas résisté devant de petits coupons à 2€50.

Après avoir admiré les patchworks de l’association meylanaise Quilts et Couleurs et avoir photographié ceux qui m’avaient le plus attirée :

  • une reproduction d’un ancien quilt américain, composé de 5602 morceaux de tissusIMG_5152
  • et un abécédaire appliqué IMG_5149J’ai terminé par le stand de la Maison de la Couture dont je vous parlais récemment qui propose des machines à coudre superbes, qui conseille toujours avec gentillesse et qui a un joli rayon de mercerie, leurs tissus Liberty n’étaient pas sur le stand mais les patrons Citronille.

Moi qui aime tant Paris aujourd’hui j’ai apprécié la douceur de vivre en province !

Mise au point

Depuis six ans j’anime ce blog des trésors de boîtes à couture, auparavant certaines d’entre vous ont été mes clientes, ont assisté à mes cours et je ne pense pas avoir la réputation de voler les modèles des créatrices.

Le 15 septembre je proposai quatre projets pour broder ensemble au long de l’année un projet et ce à partir de modèles que je pensais libres de droit. Comme vous avez pu le constater j’ai un peu de documentation : de vieux “burda spécial point de croix” où l’on trouve des photos d’anciens marquoirs quelquefois les grilles (pas toujours) et dont certaines ayant été retranscrites dans les années 80 ne sont pas toujours de mon goût. En effet tout en restant dans l’esprit de ces anciens marquoirs il peut y avoir des interprétations différentes, c’est souvent à partir de motifs anciens que s’exerce notre créativité pour autant que l’on ait le droit d’interpréter ces modèles qui datent de plus de cent ans …

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Madame Taterra aurait donc acheté les droits de ce marquoir paru sur ce journal Burda et donc personne n’a le droit de reproduire, de photographier, je pense, ce modèle qui somme toute fait partie d’un certain patrimoine culturel européen. Dont acte, cependant je vous montre ce fameux journal que vous pouvez même vous procurer sur e-bay ou Price Minister : il s’agit du numéro E 376 Spécial burda point de croix. J’ai peut-être encore le droit de vous informer …

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Je vous avais aussi proposé un alphabet fleuri. Cet alphabet était paru aussi sur un Spécial burda Abécédaires au point de croix. Là encore,Madame Taterra en aurait acheté les droits de cet abécédaire ancien (époque Biedermeier comme je vous le disais).

Je pense que vous pourrez vous procurer ce journal pour quelques euros sur une brocante.

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Je ne conteste pas le fait que cette personne ait acheté ces droits d’exploiter ce modèle, seulement qu’elle le fasse savoir sur les réseaux sociaux, de façon fort peu aimable, au lieu de me contacter personnellement me semble parfaitement insupportable.

J’ai toujours été très réceptive à toute demande même si elle n’est pas toujours justifiée.

Ainsi Gigi Ries m’avait  demandé de ne pas vous offrir gratuitement un arbre de vie paru lui aussi dans un spécial burda “les plus beaux dessins d’art populaire”. Et j’avais entendu le message à l’époque.

Aujourd’hui elle se permet de faire entendre, sur le même réseau social que je ne suis pas très honnête : là cela pourrait s’appeler de la diffamation.

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Je ne suis pas contre les droits d’auteur quand il s’agit de véritables créatrices, celles qui dessinent leurs modèles comme nous en connaissons de nombreuses. Par contre je trouve que des modèles qui font partie d’un patrimoine pourraient être interprétées différemment à  toutes les époques.

On ne comprendrai pas pourquoi un interprète de Mozart pourrait acheter le droit d’interpréter une partition de Mozart.

Heureusement pour nous toutes Frédérique Crestin-Billet, détentrice de la marque Sajou, ne brandit pas son Copyright chaque fois qu’un ancien modèle Sajou parait sur le net ou ailleurs. Les livres de point de croix de toutes sortes regorgent de grilles Sajou interprétées, retranscrites, colorisées… et c’est tant mieux.

Une photographe bien connue, Marie Laure de Decker s’est vue dépossédée de ces propres photos et mise devant les tribunaux pour une histoire de droits rachetés par l’agence Gamma-Rapho. Elle a perdu le procès.

A ce sujet le créateur de la marque “Points Contés” qui avait créé la grille du fameux abécédaire de Bécassine que vous m’avez souvent demandé lui aussi s’est vu enlever le droit de commercialiser son modèle par les éditions Gauthier-Langureau, détenteurs des droits de Bécassine. Et ce alors que le dessinateur de Bécassine était décédé et sans héritier. Aujourd’hui encore ce modèle ne peut être retranscris car c’est Hachette qui a racheté les Editions Gauthier-Languereau.

Ce sont, je trouve, les limites du Copyright.

Cependant je respecte les lois de mon pays et ne pourrait donc pas vous offrir ces modèles.

De plus Madame Taterra me fait savoir que le modèle  trouvé sur le livre “The Sampler Book” est en vente dans une boutique en Allemagne. Vous n’aurez donc pas droit non plus au marquoir daté de 1793, et ce même si la boutique concernée ne m’a pas contactée.

Mais là aussi vous pourrez vous procurer ce livre d’Irmgard Gierl sur Amazon. Il contient la photo et certaines grilles de ce marquoir. Vous n’aurez pas mes couleurs et ma composition mais je suis sûre que certaines pourront se lancer sans mon aide.

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Ce livre a été publié par A & C Black à Londres, maison d’édition rachetée par Blumsbury, à qui j’ai écris et qui m’ont répondu en me disant qu’ils ne pouvaient me renseigner sur ce sujet mais qu’eux-mêmes ne possédaient pas les droits de ce livre.

Voilà donc toutes les raisons pour lesquelles je ne peux vous offrir ces anciens modèles … il reste cependant le château et son jardin mais j’attends encore pour savoir s’il n’existe pas un copyright…

Je voulais aussi vous parler de l’économie de mon site. Les frais d’hébergement de mon site ne sont pas couverts par la publicité que je ne tiens pas à avoir envahissante. J’ai donc mis une Boutique qui me procure ainsi quelques euros de plus pour faire vivre ce site. Je sais que l’on m’a reproché le fait que mes modèles étaient peu chers par rapport aux autres modèles. En effet, du fait que mes modèles sont en téléchargement je n’ai pas de frais (encre, papier, emballage, frais de port) ainsi je peux baisser mes prix et faire profiter le maximum de personnes de ces modèles.

A bientôt pour de nouveaux posts plus amusants !

 

 

 

 

Bleu, blanc, bistre.

 

Ce sont des couleurs estivales et nous en avons besoin en ce moment. Elles rappellent le sable, le bleu du ciel et de la mer et le blanc du linge séché au soleil.

C’est aussi le titre du livre de Françoise Clozel que vous pouvez vous procurer encore à la Fnac ou sur Amazon. C’est un beau livre rempli d’idées avec de nombreux alphabets, des motifs géométriques, un beau patchwork bleu, un sac de plage et de belles pochettes dont je viens de terminer la broderie

 

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Voici la broderie de la pochette que je vais réaliser en bleu, blanc, bistre …

Si les lettres vous plaisent vous pouvez trouver leur grille sur le blog Free easy cross

Il s’agit des lettres du fascicule 202 ou 252 de Sajou. Elles ont une hauteur de 38 points et mesurent sur une toile de lin environ 6 cm (en brodant avec deux fils sur deux fils).

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Geneviève Dormann a rejoint Régine Deforges

J’ai appris hier le décès de Geneviève Dormann survenu la semaine où l’on vendait à Drouot les collections de Régine Deforges. Vous pouvez télécharger le catalogue de la mise en vente ICI.

Malgré un peu de tristesse puisqu’une page des années 80 se tourne, j’ose imaginer que ces deux dames anticonformistes se sont retrouvées. Elles aimaient tellement la vie, gourmandes et provocantes je les revois dans l’émission de Bernard Pivot, leur ouvrage à la main, causant littérature et féminisme. Après les années soixante nous avions repris goût avec elles aux travaux d’aiguilles, elles nous ont donné l’envie de créer par nous-même.

Le “Livre du point de croix” dont elles étaient les auteurs reste pour moi et pour beaucoup d’entre nous “La Bible du point de croix”. L’année suivante le livre “Marquoirs” nous faisait redécouvrir les ouvrages de nos grands mères.

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Geneviève Dormann  écrivait  : “… la broderie au point de croix n’est pas seulement un passe-temps plus ou moins utilitaire. Son résultat importe moins que son élaboration, la concentration qu’elle requiert, la puissance de rêve ou d’évasion qu’elle favorise.

Plus loin : “De même que certains paysages sont à jamais marqués par les livres que nous avons lus, les broderies irradient des ondes de tristesse, de joie ou de malice. C’est pourquoi le morceau de canevas ou d’étoffe où l’aiguille traîne à sa suite les fils couleur de rubis, d’indigo ou de jade garde longtemps la trace des moments précis d’une vie que, seule, la brodeuse peut encore décrypter longtemps après; ici c’était un chagrin ou un plaisir d’amour, là, une attente impatiente ou la sérénité amicale d’un soir d’été.

A la fin du Livre du point de croix, elle partageait avec nous son marquoir.

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L’an dernier à la même époque j’étais à Paris au Salon de l’Aiguille en Fête et par hasard j’ai déniché sur un stand un fascicule qui provenait de la collection de Geneviève Dormann. Ce n’est pas tant pour les modèles, dont j’avais la plupart, mais bien pour la signature de Geneviève Dormann à l’intérieur et le cachet de la boutique de Laurence Roque que j’ai acquis ce fascicule.

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J’ai recopié un papillon (dont j’ai changé les couleurs) venant de ce fascicule américain qui regroupe d’anciens modèles DMC, et je vous l’offre ICI, petit souvenir de ces dames qui aimaient broder et qui nous conseillaient à la fin du livre du point de croix : “Et maintenant, amusez-vous“.

Papillon 2015

 

 

Rétrospectives printanières

Pendant huit ans, liées par les mêmes affinités et par l’amitié, nous avons exposé nos petites œuvres : cœurs, ours, cadres, coussins, abat-jours, peintures, broderies, boites … bien souvent au printemps.

Cette année je ne pourrai pas être des vôtres mais je veux me souvenir de ces belles choses que nous avons faites et des bons moments passés ensemble. L’histoire continue sans moi et j’en suis ravie, d’autant que je n’ai pas dit mon dernier mot, en fin d’année je viendrai pour l’exposition de Noël, c’est promis.

Pour toutes celles qui habitent la Touraine voici donc une invitation :

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Et pour celles qui ne pourront venir, des photos de nos expositions passées qui vous donneront idées, envies et peut-être de bons souvenirs.

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